Dans le ventre de la machine

Sous le béton de B., il y a encore du béton. Ce sont les soubassements du métro aérien, un univers souterrain, secret et silencieux, surtout si on le compare avec le monde d’en haut. Il y a des pleins, des creux, des colonnes, des poutrelles, des passerelles, des poulies, des roues crantées et beaucoup de gris. Là bat le coeur de la machine, et si l’on y pense, celui de la ville. Car là-haut, à l’étage supérieur, les passagers glissent, fugaces, vers leur destin quotidien.

Under the concrete of B. there is still concrete. They are the foundations of the skytrain, an underground universe, secret and silent, especially when compared to the world above. There are solids, hollows, columns, joists, walkways, pulleys, cogwheels and a lot of gray. There beats the heart of the machine, and if you think about it, that of the city. Because up there, on the upper floor, the passengers glide fleetingly towards their daily destiny.